Les médiations

Hologrammes au musée

Publié par : Margaux LOUËT (CIAP Amiens)

Après un parcours ingénieur généraliste, Thibault Guillaumont s’associe à un ami ingénieur en électronique, Sebastien Dumetz, pour créer l’entreprise « Holusion ».

A eux deux, ils proposent des modélisations d’objets en 3 dimensions que ce soit à destination des entreprises du bâtiment comme pour des musées et centres d’interprétation.

L’idée émerge en 2012 lors de la découverte de la technologie pour un projet d’innovation à propos de la visioconférence. Après la fabrication d’un premier prototype, ils entrent en incubation et créent l’entreprise « Holusion » en 2014.

Dans le monde de la culture, ces objets de médiation répondent à des besoins de visualisation et de pédagogie sur des contenus 3D. Ils permettent ainsi d’expliquer des concepts techniques grâce à l’hologramme, de montrer des objets qui sont parfois conservés dans d’autres lieux ou ne pouvant être exposés et de reconstituer des monuments ou montrer leur évolution au fil des siècles.

Pour ce faire, l’entreprise travaille en étroite collaboration avec les professionnels de la culture, du médiateur au conservateur, en passant par les enseignants-chercheurs. Plusieurs étapes sont nécessaires avant la conception et la mise en place de ce type de matériel au sein de l’institution. Tout part de l’espace d’installation pour adapter l’hologramme à la scénographie. La 1ère phase est un travail itératif qui permet de définir le design et le scénario des contenus de la borne entre l’entreprise et l’institution. S’en suit une phase de fabrication des systèmes et de développement des contenus. Les échanges se font principalement avec les spécialistes scientifiques pour garantir des contenus scientifiquement prouvés et les médiateurs, qui adaptent ce contenu pour les publics ciblés. Dans la 3ème phase, les contenus sont définitivement validés et la borne peut-être installée sur le site pour test. Une fois la borne mise en service, des points réguliers sont réalisés pour vérifier le bon fonctionnement de l’outil. La garantie constructeur est valable 6 à 12mois et est étendue à 4 ou 5 ans pour les collectivités.

Tous ces contenus sont répertoriés sur une base en ligne et peuvent être changés à n’importe quel moment par l’institution. Lors d’une campagne de numérisation ou en fonction d’une thématique, ils peuvent changer les objets 3D et les collections montrées dans l’hologramme. Ce dernier est interactif avec le public car il est couplé avec un écran tactile qui fait office de cartel. Des ressources et des illustrations montre ce qu’est cet objet au public.

Sans besoin de casques de VR (réalité virtuelle) ou de conditions particulières, le dispositif peut vivre en autonomie sans besoin de l’action d’un médiateur dessus à l’intérieur comme à l’extérieur. Il peut prendre la forme d’une borne ou bien devenir un élément scénographique à part entière comme l’hologramme d’Auguste Renoir à Chatou. La borne peut itinérer et être présentée dans différentes structures favorisant ainsi le musée hors les murs.

Concernant les prix, ils sont variables. Il est possible d’installer une borne holographique à partir de 2000€. Pour des projets scénographiques plus ambitieux, il faut plutôt compter 10 à 15 000€ d’investissement.

Outre l’aspect ludique de ce type de dispositif auprès des publics, l’hologramme est en adéquation avec le contexte sanitaire actuel puisque seule la tablette tactile nécessite une désinfection après utilisation. Le fait de pouvoir changer les contenus au gré des expositions et des découvertes est une réelle plus-value.

 

Pour en savoir plus :

Année de lancement

2014

Champs thématiques

Type de médiation

Types de Public

Situation

Dans les murs / Hors les murs / À l'extérieur